Fallback

WALL-E, t’as changé gros

L’important, c’est pas la chute. C’est de tout remonter en dézinguant des machines. Dans un énième futur post-apocalyptique, les robots de la société Vesta ont permis aux humains de survivre sous-terre, en y aménageant d’immenses infrastructures. Mais quand la rumeur s’est répandue que la vie en surface redevenait envisageable, les machines se retournèrent contre leurs créateurs. Elles les enfermèrent sous terre, les condamnant à des vies de lombrics pâles et chauves. La rébellion humaine est en marche, et envoie un par un ses “volontaires” tenter la traversée des trois zones jusqu’à la surface.

Vous qui avez l’esprit vif avez déjà compris qu’on incarne ces volontaires, que chaque zone est remplie d’ennemis de plus en plus féroces et se termine par un boss. Après tout, nous sommes dans un roguelite. On débloque des technologies en libérant les humains en cage parsemés dans les tableaux. À ces améliorations permanentes (meilleurs loot, plus de vie, plus de dégâts) s’ajoutent les bonus d’un run, qu’on achète sur le terrain en dépensant l’énergie prélevée sur les ennemis déboulonnés.

Aïe, Robot. Comme dans tous les jeux de ce genre, il ne faut pas avoir peur de recommencer 10 fois le même run. Jusqu’au concours de circonstances parfait (les bons bonus avant d’aller voir le boss) voire, sait-on jamais, l’éclair de skill pur. Car les capacités des différents personnages ne font pas tout : le jeu propose un vrai système de combat qui récompense l’esquive bien exécutée et les attaques dans le dos. Note à celles et ceux qui préfèrent massacrer des êtres de chaire et d’os : les sensations de froissage de tôles au sabre sont plaisantes, grâce à des CLING CLANG CLONG tout droit sortis de chez le carrossier.

Fallback est certes assemblé aléatoirement, mais de façon linéaire. Comprenez qu’il faut se refarcir les zones et les boss dans le même ordre à chaque partie. On apprend assez vite à leur rouler dessus, mais mieux vaut être prévenu. Le jeu est de toute façon assez ramassé pour passer outre cette répétitivité.  Qu’il s’agisse des animations, des mécaniques de déplacement (double saut et dash au jet-pack) et de combat, tout est fluide et agréable à manier dans des environnements en 2,5D. Au gré d’une corniche, d’un saut ou d’un chemin de ronde, le personnage change de perspective dans un mouvement de caméra fluide. C’est peut-être un détail. Mais s’il faut invoquer Nietzsche et Michel Berger pour rappeler leur importance, alors soit.

S’il ne révolutionne rien, Fallback est un fier représentant de ces « petits » projets qui connaissent leurs limites. Il exécute tous les codes du genre avec application en se payant le luxe de sortir du lot visuellement.

Fallback
Développeur / éditeur : Endroad (France)
10€ sur Steam

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s