Foundation

Médiéval-de-Grâce

Sur le monde des city-builders, souffle un printemps précoce. Un printemps en accès anticipé, certes, mais dont le soleil timide darde ses reflets d’argent sur le cœur des bâtisseurs. Prenons le temps d’une éclaircie pour voir ce que nous propose Foundation, sorti en early access le 1er février.

Premier titre de Polymorph Games, Foundation est un city-builder médiéval et enjôleur. Le titre propose déjà plus de bâtiments différents qu’un certain Banished dans son état final et emprunte d’ailleurs beaucoup au titre de Shining Rock : affectation du métier de chaque habitant, système de stockage des ressources, gestion des forêts…Un Banished sans les menus gris qui donnent envie de se jeter dans les douves, où les gens mécontents quittent simplement votre village plutôt que d’y crever de faim dans la neige. La direction prise semble donc indulgente dans l’ensemble (les arbres repoussent plus vite, par exemple), mais la partie gestion et ses rouages sont déjà bien là. On commence avec des buissons de baies rouges, du bois et des pierres, pour progresser vers les moutons, le pain et les fripes.

Petit « ho ! » de tendresse en découvrant que les chemins sont tracés par le passage répété des habitants dans l’herbe drue

Au gré des quelques quêtes, qui consistent le plus souvent à fournir des ressources, vous pourrez prendre tantôt le parti de votre peuple, du roi ou du clergé, chaque faction permettant de débloquer des bâtiments ou améliorations spécifiques à l’aide de points d’influence. A la manière d’un Anno, vos habitants grimpent l’échelle sociale au fil de vos progrès (d’abord, serfs, puis citoyens, roturiers…) et améliorent leurs habitations en fonction. La map est découpée en hexagones, qu’il vous faudra acheter au prix fort pour étendre vos terres.On crée une économie viable sur un petit terrain d’abord, avant de continuer à sacrifier la nature sur l’autel du profit en toute sérénité.

Les grilles, c’est so 1404

Portée en argument par les développeurs, l’absence de grille au sol est en effet agréable. A vous l’orientation anarchique – pardon – “organique” des bâtiments. L’autre promesse du jeu, c’est la customisation des “monuments”. Si les bûcherons et les bergers auront toujours la même bicoque d’un bout à l’autre du royaume, certains bâtiments sont personnalisables. Manoirs, églises ou donjons sont ainsi divisés en plusieurs modules assemblables (centre, tours, toiture…), et leur hauteur dépendra de votre ego et de vos stocks de matériaux. La liberté de choix est pour l’instant limitée, mais les amoureux du gros œuvre l’accueilleront ravis de leurs mains caleuses.

Hermione Granger en retard pour le Poudlard Express, suivie de Ron Weasley (image d’archive)

PIMP my castle

Par ailleurs, peaufiner les plans d’un château est un bon moyen de passer le temps, quand nos joyeux gueux mettent un peu de temps à abattre leurs pins. Ces possibilités cosmétiques ne sont pas là pour le seul plaisir de jouer les Michel Damido (son frère, il est maçon), mais font partie intégrante du gameplay. En effet, plus vos édifices seront massifs et raffinés, plus ils généreront de points de “prestige”. Ces derniers, combinés aux points d’influence évoqués plus haut, sont nécessaires à votre progression. Plus vous dépensez d’or dans le faste, plus vous aurez accès à de nouveaux bâtiments, et plus vous aurez besoins d’or pour les entretenir : la course à l’urbanisation pompeuse est lancées.

Bâtir votre manoir en surplomb des chaumières de vos sujets garantira un ruissellement optimal des richesses.

Foundation est déjà très agréable à découvrir pour tout amateur de city-builder. Gageons qu’il ne devienne pas seulement un bon “condensé mignon” de mécaniques piochées partout, et qu’il ira au bout de ses propres idées. Une chose est certaine, Polymorph Games a saisi l’importance de la première impression. Une expérience tout à fait séduisante attend donc ceux qui voudront bien s’acquitter des 30€ demandés. Si vous grognez au bout de 12h parce que vous avez fait le tour des bâtiments et que donc cé tro cher, alors vous n’avez hélas pas compris les termes “accès anticipé”. Pas de panique ! Demandez à un.e ami.e de saisir un dictionnaire, et de viser l’arête de votre nez.

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